J'aime trop Baawre Song, comment je crains. Haha.
Je m'apelle Juliette. Je suis passionée de dessin, de lecture, de musique et par les animaux. Comme tout le monde.
Oh, après tout.
Dont Poebus se plaisait à dorer les statues.
Alors l'homme et la femme en leur agilité
Jouissaient sans mensonge et sans anxiété,
Et, le ciel amoureux leur caressant l'échine,
Exerçaientt la santé de leur noble machine.
Cybèle, alors fertile en produit généreux,
Ne trouvait point ses fils un poids trop onéreux,
Mais, louve aux coeur gonflé de tendresse communes,
Abreuvait l'univers de ses tétines brunes.
L'homme élégant, robuste et fort, avait le droit
D'être fier des beautés qui le nommaient leur roi;
Fruits pures de tout outrages et vierges de gerçures,
Dont la chair lisse et ferme appelait les morsures!
Le poète aujourd'hui, quand il veut concevoir
Ces natives grandeurs, aux lieux où se font voir
La nudité de l'homme et celle de la femme,
Sent un froid ténébreux envelloper son âme
Devant ce noir tableau plein d'épouvantement.
Ô monstruosités pleurant leur vêtement!
Ô ridicules troncs! torses dignes des masques!
Ô pauvres corps tordus, maigres, ventrus ou flasque,
Que le dieu de l'Utile, implaquable et serein,
Enfants, emmaillota dans ses langes d'airain!
Et vous, femme, hélas! pâles comme des cierges,
Que ronge et que nourrit la débauche, et vous vierges,
Du vice maternel traînant l'hérédité
Et toutes les hideurs de la fécondité!
Nous avons, il est vrai, nations corrompues,
Aux peuples anciens des beautés inconnues:
Des visages rongés par les chancres du coeur,
Et comme qui dirait des beautés de langueur;
Mais ces inventions de nos muses tardives
N'empêcheront jamais les races maladives
De rendre à la jeunesse un hommage profond,
- A la sainte jeunesse, à l'air simple, au doux front,
A l'oeil limpide et clair ainsi qu'une eau courante,
Et qui va répandant surtout, insouciante
Comme l'azur du ciel, les oiseaux et les fleurs,
Ses parfums, ses chansons et ses douces chaleurs!


